Les régions forestières du Canada

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Le Canada s’étend sur cinq fuseaux horaires et sur de nombreuses régions climatiques. Le cercle polaire est recouvert d’un pergélisol, même si Pointe-Pelée, dans le sud de l’Ontario, se trouve en fait plus au sud que le nord de la Californie.

Le sol, l’hydrographie et  les conditions de nos forêts nationales sont très variables à l’intérieur d’un si vaste territoire.

Par le fait même, on trouve au Canada douze régions et sous-régions, chacune ayant des caractéristiques forestières et arboricoles

 

C’est la plus grande aire forestière du Canada.

Elle forme une bande continue allant de Terre-Neuve et Labrador aux montagnes Rocheuses.

Au nord, elle se rend jusqu’en Alaska.

Elle est majoritairement composée de conifères, mais inclut un mélange d’arbres feuillus comme le bouleau blanc et le peuplier faux-tremble.

C’est une sous-région nordique de la région boréale.

On y trouve majoritairement des épinettes et des mélèzes, favorisés par un climat plus froid et des saisons de croissances plus courtes.

La lisière nordique de la forêt s’ouvre et s’éclaircie, cédant aux lichens, puis à une toundra sans arbres.

C’est une sous-région sudiste de la région boréale.

Le climat plus chaud favorise une forêt décidue, où l’on trouve des peupliers faux-trembles et des saules à la lisière de prairies.

C’est une région où l’on retrouve principalement des conifères, qui s’étend des hautes terres montagneuses de l’Alberta, à travers les Rocheuses et la Colombie-Britannique, jusqu’aux côtes du Pacifique.

Les régions boréale et subalpine sont toutes les deux composées majoritairement d’épinette noire et blanche et de peuplier faux-tremble.

Elle couvre l’intérieur des hautes terre de la Colombie-Britannique, une partie de la vallée de Kootenay, ainsi qu’une toute petite partie de l’est des Rocheuses.

C’est une extension nordique des forêts typiques des montagnes de l’ouest des États-Unis.

De grandes prairies d’herbacées se trouvent dans plusieurs vallées riveraines.

C’est une région unique, qui s’étend le long de la côte de la Colombie-Britannique, en bordure du Pacifique.

Elle est composée presque exclusivement de conifères.

Elle englobe une grande partie de la vallée de Kootenay, des vallées supérieures de Thompson et Fraser, ainsi que le lac Quesnel de la Colombie-Britannique.

Cette région coniférienne fusionne avec les régions côtières, montagnardes et subalpines.

Elle est largement répandue à travers l’est des États-Unis et s’étend au sud-ouest de l’Ontario, entre les lacs Huron, Érié et Ontario.

Quelques arbres feuillus du Sud y atteignent leur limite nordique; le tulipier, le magnolia à feuille acuminé, la papaye, le mûrier rouge, le sassafras, l’asiminier, le chicot févier, le chêne noir et le chêne des marais.

On y trouve peu de conifères, mais ils sont quand même présents.

On trouve donc le pin blanc, le mélèze, le thuya géant et la pruche du Canada.

Cette région s’étend vers l’intérieur, en partant des Grands Lacs et du fleuve St-Laurent au sud-est du Manitoba, mais n’inclut pas les terres au nord du Lac Supérieur. Cette région présente un mélange de feuillus et de conifères, qui inclut, en plus des essences principales déjà mentionnées, le thuya occidental et le peuplier à grandes dents.
Cette région couvre la plupart des provinces des maritimes.

Elle est très semblable à celle des Grands Lacs et du St-Laurent et a aussi certaines ressemblances avec la région boréale.

Bien que cette région ne soit pas forestière, les prairies du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta possèdent plusieurs essences d’arbres.

On y trouve, entres autres, le peuplier faux-tremble, qui forme des bosquets dans les dépressions humides et de denses peuplements le long de la limite nordique de la région.

Une surface complètement déboisée, se trouvant dans la région arctique entre la limite nordique des arbres et la calotte glaciaire.

Elle est gelée en permanence (permafrost) et les courtes saisons de croissance qu’on y trouve ne permettent qu’à une végétation petite et robuste de croître.