Nos racines

Le 8 mars 1900, un groupe de Canadiens influents du gouvernement et l’industrie s’est réuni, dans la salle du Comité du chemin de fer du Parlement du Canada, afin de jeter les assises d’une nouvelle organisation visant la conservation de la richesse la plus précieuse du Canada, ses forêts.
Le groupe incluait le célèbre baron du bois d’œuvre, J.R. Booth, ancienne Première québécoise Sir Henri-Gustave Joly de Lotbinière, William Little, Thomas Southworth, M. William Saunders, ainsi que l’inspecteur en chef des forêts canadiennes, Elihu Stewart. En fin de journée, la première réunion annuelle de l’AFC s’est conclue par l’adoption des cinq principes fondateurs suivants :

– Préconiser et encourager des méthodes judicieuses de gestion des forêts du Canada ; – Sensibiliser le public aux dangers résultant du déboisement des écosystèmes forestiers riverains ; – Examiner et proposer des améliorations en lien avec le développement des territoires forestiers publics ; – Promouvoir le reboisement dans les zones déboisées comme en bordure des routes et dans les parcs ; – Collecter et diffuser de l’information sur les questions forestières au bénéfice de la population canadienne.

Aujourd’hui, l’Association forestière canadienne est guidée par ces mêmes principes fondateurs.

Fondateur de l’AFC : Elihu Stewart 

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Elihu Stewart (1844-1935) était un homme sérieux et dévoué qui a travaillé ardemment en faveur de la conservation des forêts du Canada. Il est connu comme le père du Service des forêts domaniales (Maintenant connu sous le nom de Service canadien des forêts) et de l’Association forestière canadienne.

Elihu Stewart était un arpenteur des terres fédérales de Collingwood, Ontario. Le 14 août 1899, il a été nommé Inspecteur en chef des bois et des forêts du Ministère de l’intérieur. La nomination de Stewart a été fortement soutenue par le gouvernement et le Premier Ministre de l’époque, Sir Wilfrid Laurier. Cette démarche reflète la prise de conscience des autorités canadiennes face à la dégradation alarmante des ressources naturelles du Canada, longtemps considérées inépuisables, et à la nécessité de les protéger.